Du merveilleux dans l’ordinaire: Le Jardin Secret

Temps de lecture : 3 minutes

Quatrième de couverture

Privée d’affection, Mary Lennox n’a jamais appris, dans son extrême solitude, à sourire ni à aimer. À la mort de ses parents, emportés par une épidémie de choléra, Mary quitte son Inde natale. Exilée dans le manoir anglais d’un oncle toujours absent, Mary trouve du réconfort dans l’amitié. Elle va partager avec Dickon et le rouge-gorge, un merveilleux secret : un jardin oublié de tous, dont la clef, comme par magie, ouvre aussi la porte des cœurs…

Mon avis

Ce classique de la littérature jeunesse, publié en 1911 et écrit par Frances Hodgson Burnett, est peut-être le livre le plus magique que j’ai lu.

Magique?

Non, il ne s’agit pas du tout d’un roman fantastique, ou relatant des événements extraordinaires, surnaturels. Il s’agit avant tout de l’histoire d’une petite fille aigrie qui découvre l’amitié, la compassion, la joie, et tout ce qui va avec l’amour.

Une petite fille désagréable au cœur froid qui se met à aimer. Une histoire bien ordinaire dans laquelle l’amour lève toutes les barrières: celle entre les vivants et les morts, celle entre les malades et les bien portants, celle entre les gens détestables et les gens adorables.

Alors où est la magie?

Elle est là.

Elle est dans le pouvoir de lever les barrières qui créent de la distance entre les êtres. Elle est dans le pouvoir de l’amour qui sait annuler les sentiments les plus négatifs.

Ce roman est véritablement magique car on se rend compte que nous n’avons pas besoin d’être des êtres surnaturels ou extraordinaires pour être un peu magiciens: nous le sommes par nos pensées, par nos actes, par nos paroles. Nous le sommes car nous créons tous les jours, et ainsi, tout ce qui est créateur est magicien: les hommes, les plantes, les animaux… Tout ce qui grandit et qui évolue, dans un élan perpétuel d’amour, dans un but de vivre et de perdurer, au-delà de la mort.

Peut-être que mon approche te semble niaise, et c’est alors pour ça que je pèse mes mots: ce livre est à mettre entre toutes les mains qui se prennent un peu trop au sérieux, entre tous les cœurs qui se sont un peu trop endurcis de responsabilités, face à tous les yeux qui ont envie de retrouver des lunettes colorées.

À tous ceux qui ont besoin retrouver leur âme d’enfant.

Quelques citations

Quand je suis seul, si je réfléchis trop, je sens des douleurs dans tout mon corps, et je pense à des choses qui me font hurler. S’il existait quelque part dans le monde un docteur capable de me faire oublier que je suis malade, je l’appellerais au contraire immédiatement.

Le sentiment d’être éternel est l’un des plus étranges, des plus troublants, que l’homme puisse éprouver au cours de sa vie.

Le monde est plein de magie, dit-il un jour. Mais les gens ne savent pas la reconnaître, ni comment la faire agir. Il suffit peut-être, pour commencer, de croire que des choses merveilleuses vont arriver pour qu’elles se produisent réellement.

Le siècle précédent a vu naître l’idée que nos pensées recèlent de réels pouvoirs et une énergie aussi active que celle d’une pile ou d’une batterie. Toutefois, pour l’homme, cette énergie peut se révéler aussi bénéfique que le soleil, ou aussi néfaste qu’un poison.

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