L’Histoire sacrée du monde

Temps de lecture : 4 minutes

Sur notre chemin, nous sommes constamment confrontés au danger de la mort mais, si nous n’empruntons pas ce chemin, nous mourrons dans notre lit sans jamais avoir vécu. Nous devons mettre en péril ce qui nous est le plus cher, ou nous le perdrons de toute façon. Au-delà d’un certain point, il n’y a plus de retour en arrière possible. Mais il nous faut atteindre ce point.

L’Histoire sacrée du monde, de Jonathan Black

Je ne vais certainement pas autant rentrer dans les détails, comme je l’ai fait pour L’Histoire secrète du monde, best-seller antérieur au livre que je présente aujourd’hui, et du même auteur.

D’ailleurs, l’Histoire racontée dans les deux œuvres est sensiblement la même, certainement parce qu’il s’agit de l’Histoire du monde avec un grand « H ». Là où L’Histoire secrète nous la raconte d’après les enseignements diffusés au sein des sociétés secrètes, L’Histoire sacrée s’appuie sur les religions, d’après une série de grand textes compris et expliqués par l’auteur. Et on se rend compte que le point de vue est le même : l’idéalisme. Le fait que c’est l’esprit qui crée la matière, et non l’inverse. L’opposé du matérialisme, en somme.

L’opposé, vraiment ? À nuancer, tout de même ; car, pour paraphraser Robert Langdon, héros du dernier roman de Dan Brown Origine, la science et la religion enseignent la même histoire, mais sous un angle différent.

L’idéalisme part du principe que l’esprit est le principe créateur de toutes choses et que, par conséquent, nous sommes tous des créateurs, grâce à notre esprit (nos pensées, nos idées, nos émotions). Platon a représenté cette doctrine sous une allégorie très célèbre : le mythe de la caverne. L’image ci-dessous le synthétise bien :

Pour faire simple, il faut comprendre que la vie « réelle », ou doit-on dire la vie matérielle, celle que nous voyons avec nos deux yeux, est moins réelle que le monde des idées. Ou que le monde dans lequel nous évoluons est un simple reflet d’une autre réalité, supérieure, originelle, spirituelle.

Mon avis (ni secret, ni sacré)

J’ai bien plus apprécié la lecture de ce livre que la lecture de L’Histoire secrète. Certainement parce que la première lecture a bien dégrossi le terrain, pour moi qui suis novice en matière d’ésotérisme. Ensuite, parce que L’Histoire sacrée s’appuie beaucoup sur des textes écrits, sur des histoires que l’auteur résume, analyse, et met en rapport les unes avec les autres, tournées vers une direction commune qui finit par nous découvrir L’Histoire sacrée du monde.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’une oeuvre exhaustive, bien que les 700 pages et les innombrables références nous apporte une quantité énorme d’information. J’ai pour ma part été déçue de ne rien trouver sur Lao-Tseu, qui pour moi aurait toute sa place dans ce livre, alors qu’on voit souvent revenir Bouddha.

L’Histoire que nous découvrons au fil des pages est surprenante. Elle n’est pas très différente de celle que nous apprenons à l’école, c’est la même avec quelque chose en plus : cette germe d’idéalisme, cette graine de spiritualité, cette part de divin dont nous avons tant besoin pour comprendre vraiment l’Univers entier.

Que ceux qui ne supportent pas la vue du mot « Dieu » se rassurent, car en l’évoquant, je ne prétends pas appartenir à une doctrine religieuse, mais je fais appel à cet état de conscience en confiance que nous développons quand nous nous écoutons, quand nous laissons s’exprimer notre fort intérieur, afin qu’il résonne en et hors de nous, et qu’il illumine le monde pour mieux nous le révéler. J’ai même envie de dire que s’adresser à Dieu revient à s’adresser à une partie de nous-même, car nous portons tous en nous cette énergie divine (ou force créatrice, principe vital, pensée magique, etc. ) , qui fait de nous des êtres tout simplement exceptionnels. Mais il est difficile d’en prendre conscience, tant la matière dresse un mur dense entre la vie matérielle et la réalité spirituelle.

Bref, je m’égare et perd de vue ce pour quoi je suis ici, mais la lecture de L’Histoire sacrée du monde nous enseigne ce genre de choses. Ce que je viens d’évoquer n’est même qu’une petite étoile dans le ciel, parmi la multitude d’informations que nous fournit ce livre… Toute une galaxie à découvrir ; que dis-je, un univers. notre Univers.

Nous vivons dans deux univers  – l’un maintenu par la gravité et l’autre, celui que décrit Dante, par « l’Amour qui meut et le Soleil et les autres étoiles ». À la fin de Moyen Age, un chœur entonnait de nouveaux chants :  il y célébrait les joies de l’amour, chantant qu’aucun mortel ne pouvait souhaiter ni espérer plus grand bonheur. Plusieurs voix exprimaient un message commun : c’est le cœur qui fait tourner le monde.

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